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Ancien faubourg de Fougères (Rennes)

Dossier IA35023102 inclus dans Ville de Rennes réalisé en 1998

Fiche

  • Maison, 43 rue Jean-Guéhenno
    Maison, 43 rue Jean-Guéhenno
  • Impression
  • Parties constituantes

    • bureau d'octroi
    • pensionnat
    • couvent
    • hôpital
    • orphelinat
    • université
    • route
    • lotissement
    • lotissement concerté

Œuvres contenues

Le faubourg de Fougères présente la particularité de se développer selon une structure inhabituelle, en raison de la présence de l'abbaye Saint-Melaine et de l´importance du faubourg qui la relie à la ville, au niveau de la porte aux Foulons. La concentration du bâti est différée, au nord de l'abbaye, au niveau des sites de carrefour. La topographie favorise la construction de maisons de plaisance (Le Soleil-Levant, le Souvenir) qui ponctuent la route de Fougères, dont la plus célèbre est le château de Maurepas.

L'évolution du faubourg est tout à fait exemplaire de la mutation progressive de la périphérie de la ville, dans les sites de hauteur, même si sa morphologie reste marquée par la configuration d'origine.

Malgré le développement de vastes lotissements résidentiels au sud (lotissement Dubosq, boulevard de Sévigné, et lotissements Jailliard, boulevard de la Duchesse-Anne et quartier des Mottais) le faubourg conserve une structure linéaire imposée par la nature de cette voie de grande communication, peu à peu intégrée dans les limites mouvantes de la ville. L'octroi construit en 1824 au niveau du boulevard de la Duchesse-Anne est remplacé, en 1887, par un second octroi construit au niveau du boulevard de Metz. La trame viaire qui se développe à partir du faubourg est tributaire d'un parcellaire agricole, irrigué par des chemins d'exploitation qui deviennent peu à peu des rues (rues Brizeux, du Bois-Rondel, boulevard de la Duchesse-Anne). La taille importante des îlots ralentit le processus de densification du bâti qui s'effectue dans les limites des terrains des maisons bordant la route, à l'exemple du château de Maurepas (impasse Charles-Marie-Widor).

Les quelques rues tracées ou rectifiées dans la deuxième moitié du 19e siècle contribueront faiblement à changer la morphologie malgré l'ouverture de voies larges qui déterminent de nouveaux îlots. Les rues secondaires sont des voies privées conçues pour la desserte des lotissements, dont la largeur et la typologie pavillonnaire conserve la dimension périurbaine, à l'exemple de la vaste villa située au 135 rue de Fougères.

La rue Brizeux constitue une simple jonction avec le faubourg d'Antrain, appuyée par l'ouverture de l'avenue Jules-Ferry, en 1932. La rue George-Sand assure une jonction avec le boulevard de Sévigné.

L'ancienne pension Brecha joue un rôle stimulant dans le développement des quartiers est de la ville et favorise l'implantation d'hôtels particuliers dans le faubourg, contribuant au renouvellement typologique du bâti, mais elle gèle une importante partie des terrains qui le bordent. Après son acquisition par la ville peu avant la guerre de 1914, le secteur sera profondément modifié avec la création des rue Jean-Macé et du Doyen-R.-Houin, à l'emplacement des avenues d'accès au collège Saint-Vincent. Cette dernière fait l'objet d'un projet de lotissement conçu par l'architecte de la ville. C'est finalement à cet emplacement qu'est construite une cité universitaire, en 1932, et la faculté de Droit en 1953, renforçant le pôle d'enseignement qui caractérise aujourd'hui le quartier avec l'institut de gestion installé dans l'ancien orphelinat.

La construction du parc de Maurepas, en 1936, constitue à nouveau un facteur stimulant pour l'urbanisation du faubourg, toujours marquée par une structure linéaire et une ramification faible.

Situé en position périphérique, le faubourg de Fougères reste hors la ville. Son processus d'urbanisation spontané illustre le phénomène de lotissement des terres agricoles qui s'accentue entre les deux guerres. Durant les années trente la construction d'immeubles de rapport constitue un second renouvellement typologique du faubourg, poursuivi après la Seconde Guerre mondiale, au-delà du boulevard Volney et du boulevard de Metz. L'abandon du projet de lotissement de la rue du Doyen-R.-Houin, qui aurait favorisé l'implantation d'immeubles et la densification du bâti sur les axes perpendiculaires au faubourg, est significatif. La construction des archives municipales et des archives départementales, dans les années soixante, et l'opération récente de la ZAC Saint-Vincent parachèvent l'hétérogénéité du paysage du faubourg.

Parties constituantes non étudiées bureau d'octroi, pensionnat, couvent, hôpital, orphelinat, université, route, lotissement, lotissement concerté
Dénominations faubourg
Aire d'étude et canton Rennes ville - Rennes ville
Adresse Commune : Rennes

Le plan Caze de la Bove (1782) en donne une première représentation. Au-delà de l'abbaye Saint-Melaine, le bâti est concentré au niveau des carrefours, plus densément entre la rue de Vincennes et la ruelle Pinsonnette (actuelle rue Brizeux), qui rejoignent le faubourg d'Antrain au nord. Immédiatement au nord de l'abbaye, un chemin dessert la ferme et la maison de la Grande-Palestine, à proximité de l'embranchement de l'ancienne ruelle de la Moussaye (actuelle rue Lesage), au lieu dit Barre-Saint-Just. Sur le plan de 1830, jusqu´à l´octroi construit en 1824, au carrefour avec les chemins du Puits-Rondel (futur boulevard de la Duchesse-Anne) et des Morrais (future rue Anatole-Le Braz). La construction de la pension Brécha (futur collège Saint-Vincent et actuel lycée Jean-Macé), visible sur le plan de 1846, augmenté d'un orphelinat, visible sur le plan de 1851, et l´ouverture du boulevard de Sévigné, vers 1864, qui forme l'armature d'un vaste lotissement réalisé sur les terres de la Palestine, stimuleront l'urbanisation du faubourg tout comme l´ouverture du boulevard de l´Est (actuel boulevard de la Duchesse-Anne), prévue sur le plan de 1855, qui relie les routes d'Antrain, de Fougères et de Paris. Le faubourg reste cependant une entité linéaire qui se densifie peu à peu, après l´ouverture d'un second boulevard circulaire (actuels boulevards de Metz et de Volney) et la construction d´un nouvel octroi, en 1887. Parallèlement le lotissement des parcelles bordant les chemins ruraux s'accélère (rue Brizeux), aboutissant à une rénovation du bâti au niveau du carrefour avec la rue Brizeux. Le couvent de Lazaristes (1875) et le couvent de Clarisses (1885), s'établissent aux abords de l'ancienne pension Brécha. Le plan de 1854 mentionne la présence de la communauté des Soeurs de l'Espérance, à l'angle de la rue Brizeux. Au delà du boulevard de la Duchesse-Anne, les premiers lotissements apparaissent autour de 1900, stimulés par la création des réseaux de boulevards construits par la ville et par la mise en service du tramway. La maison de santé Sainte-Anne est construite vers 1896. La création d'un hippodrome, en 1884, constitue un pôle de jonction qui marque la fin du faubourg. Le plan d'extension de 1926 montre un développement des lotissements constituant de petites ramifications en impasse, alors qu'au sud, le lotissement des Mottais est partiellement réalisé. La création du parc de Maurepas, en 1936, relance le processus de lotissement des parcelles limitrophes, aboutissant à une urbanisation continue jusqu'à l'hippodrome, visible sur le plan de 1948. L'ouverture de l'avenue Jules-Ferry, votée en 1913 et prolongée au nord, en 1932, contibue à densifier le réseau de voies, au moment de l'acquisition de l'ancien collège Saint-Vincent par la ville. La faculté de Droit, inaugurée en 1963, y sera construite en vis à vis de la cité universitaire élevée en 1932.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle

Secteur urbain structuré par une voie primaire pénétrante actuelles rues Général-Maurice-Guillodot, Jean-Guéhénno et de Fougères, qui s´étend du carrefour du carrefour avec la rue des Fossés à l'actuelle base de loisirs des Gayeulles. Il est ramifié depuis le carrefour avec le boulevard de Sévigné, la rue Lesage et la rue Arthur-de-la-Borderie et relié aux faubourgs d'Antrain au nord, et de Paris au sud, par des boulevards circulaires et des voies secondaires formant une trame dense.

Typologies type ramifié
Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Série C ; C 2 - 6. Exposé sommaire de la situation des travaux et des finances de la ville présenté par M. Robinot de Saint-Cyr, maire, au conseil municipal à l'ouverture de la session de novembre 1865. Rennes : imprimerie Leroy, 1865.

    p. 8-9
Documents figurés
  • [1922]. Projet d'aménagement de la rue Jules-Ferry, dessin, par Le Ray, 1922 (A. C. Rennes ; 2 Fi 3057).

Bibliographie
  • BIGOT, Maurice. Rennes à travers les âges. Rennes : Imprimerie du Nouvelliste, 1928.

    p. 494
  • BANEAT, Paul. Le Vieux Rennes. Rennes : Plihon et Hommay, [1911].

    p. 188-198