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Ancien chemin vicinal n° 44, actuellement rue Ginguené (Rennes)

Dossier IA35024779 inclus dans Lotissement Vaudois-Amiot, rue de Villeneuve ; rue Marcelin-Berthelot ; rue Auguste-Comte ; rue Alain-Bouchard ; rue Lobineau ; boulevard Jacques-Cartier (Rennes) réalisé en 1999

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées immeuble
Dénominations rue
Aire d'étude et canton Rennes ville - Rennes ville
Adresse Commune : Rennes
Adresse : rue Ginguené

Destinée à mettre en communication le faubourg de Nantes et l´ancienne route de Châtillon, la rue Ginguené s'inscrit dans le deuxième projet de lotissement du domaine de Villeneuve présenté par M. Amiot, descendant de M. Vaudois, en 1886. Elle sera réalisée en trois phases successives entre 1886 et 1926. La partie du chemin comprise entre la route de Châtillon et la rue de Villeneuve est classée par la commission départementale en 1887. Le tracé est défini par la municipalité en 1902. La partie comprise entre la rue de Châtillon et la rue de l'Alma, au sud de la prison, dénommée en 1903, a été construite entre 1904 et 1905, à la suite du traité de 1894 relatif à la cession du terrain par l'État, par l´entrepreneur Berthélémy, de Saint-Aubin-d´Aubigné (Ille-et-Vilaine). La partie comprise entre la rue Lobineau et le faubourg de Nantes est classée par la commission départementale en 1908 ; le tracé est fixé par la municipalité, en 1909. Elle est construite, en 1911, par l´entrepreneur Guérin. En 1912, le tracé est déterminé pour la partie comprise entre la rue Alain-Bouchard et la rue de l´Alma. En 1921, l´empierrement de la partie comprise entre la rue du Général-Margueritte et la rue Etienne-Dolet est voté. Les travaux d´achèvement de la voie entre la rue de l´Alma et la rue du Général-Margueritte, réalisés par l´entrepreneur Delalande, sont votés en 1926. En 1935, un plan est dressé pour l´alignement, la construction de trottoirs et de demi-caniveaux pavés.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1886, daté par source
1887, daté par source
1904, daté par source
1912, daté par source
1926, daté par source
Auteur(s) Auteur : Berthélémy, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Guérin Yves-Marie, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Delalande, entrepreneur, attribution par source
Personnalité : Amiot, promoteur, attribution par source
Personnalité : Ville de Rennes, commanditaire, attribution par source

Données complémentaire architecture Rennes

HYPO réseau de consolidation
SCLE1 1886
IAUT typicum
ICHR typicum
IESP typicum aire d'étude
ICONTX structurant
ITOPO site de lotissement
POS sans objet
SEL repéré
NATURE mixte
RESEAU réseau secondaire
MORPHO sans objet
IMPBA en rangée rectiligne alternée
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Traité entre la ville et l'Etat. 1er mars 1894 (1 O 207)

    "Par une expropriation pour cause d'utilité publique, l'Etat a acquis de différents particuliers les terrains nécessaires pour l'établissement de la Maison centrale et, comme annexe de la Maison, d'une zone d'isolement des propriétés voisines.

    L'intérieur de la Maison centrale a été clos par un mur d'enceinte qui l'entoure.

    Les terrains d'isolement bordent ce mur au sud, au nord et à l'ouest.

    Un autre terrain au nord-ouest a été acquis pour l'utilité de la Maison Centrale, afin d'y établir l'aqueduc qui permet l'écoulement des eaux de cet établissement dans le ruisseau Rolland.

    Ces terrains, en raison de leur destination, sont, comme la Maison elle-même, destinés à l'utilité publique par conséquent inaliénables, pour leur partie utile à la Maison.

    Par traité régulier du 17 avril 1886, partie du terrain d'isolement longeant le mur d'enceinte, à l'ouest, a été cédé à la ville de Rennes, quant à son usage seulement, à des conditions stipulées dans le traité sus daté, afin d'affecter cet usage à la voirie municipale.

    Depuis, la ville de Rennes a demandé à l'Etat de lui céder, pour la même affectation, l'usage des autres terrains d'isolement au nord et au sud de la Maison Centrale, y compris la place triangulaire, sur laquelle donne l'entrée principale de la Maison et le terrain sur lequel est établi l'aqueduc dont il a été parlé plus haut.

    Après diverses conférences avec les services intéressés, messieurs les ministres de l'Intérieur et des Finances, ont par décision du 27 décembre 1893 autorisé cette cession sous les conditions ci dessous déduites.

    [...]

    Les terrains dont l'usage est cédé sont :

    1° - La voie qui longe le côté nord du mur d'enceinte de la Maison Centrale, [...] à partir de l'avenue de Beaumont, de la tourelle nord-ouest de l'enceinte de la Maison Centrale jusqu'à la rencontre du chemin de grande communication n° 82 de Rennes au Sel, passant devant la porte principale de la Maison Centrale [...].

    2° -La place triangulaire qui est en face du grand portail de la Maison Centrale, bordée au sud par la voie décrite plus haut et au nord-est par la route de Châtillon, [...].

    3° - Le terrain dans lequel passe l'égout collecteur de la Maison Centrale, depuis l'alignement ouest de l'avenue de l'Alma prolongée et se terminant au ruisseau de Roland, dans lequel l'égout jette ses eaux, [...].

    4° - Le terrain longeant l'extérieur du mur d'enceinte au sud de la Maison Centrale [...].

    Voie nord et place triangulaire devant la porte principale de la Maison Centrale.

    1° - Ces deux terrains font partie de la Maison Centrale à la fois comme moyen de son isolement et comme voie d'accès ; ils ne pourront jamais en être séparés ou distraits au moins quant à leur destination et à leur usage.

    2°- L'Etat cède à la ville l'usage conforme à la destination de ces deux terrains et en conserve la nue propriété seulement aux conditions suivantes :

    Les deux terrains seront classés comme voie publique et entretenus comme telle. Ils pourront être élargis ; ils ne pourront être diminués dans leur superficie.

    L'alignement des constructions bordant la voie au nord du mur d'enceinte, sera donné à 13 mètres de ce mur. L'alignement des constructions bordant la place triangulaire sera donné en suivant la ligne indiquée au plan annexe.

    Il ne devra jamais y être planté d'arbres ; il ne sera installé, du côté du mur d'enceinte, ni lanternes à gaz, ni poteaux télégraphiques ou téléphoniques, amas de pierre, stationnement de voitures, en un mot, aucun objet de nature à faciliter l'escalade du mur.

    Tout affichage contre le mur d'enceinte est interdit.

    Le nivellement de la chaussée sera tracé de manière à suivre toujours le niveau du sol intérieur de la Maison. Le niveau actuel de la place devant le portail de la Maison Centrale sera toujours maintenu.

    Le long du mur d'enceinte sur une bordure de trois mètres, il ne sera jamais fait de travaux souterrains, d'excavations quelconques pouvant produire déchaussement du mur ou introduction de l'eau dans les fondations. Un trottoir de deux ou trois mètres de largeur sera construit le long du mur d'enceinte aux frais de la ville.

    L'administration pénitentiaire se réserve de disposer de tout temps de cette bordure de trois mètres, si elle le juge nécessaire pour veiller à la construction et à la sûreté du mur d'enceinte ou faciliter des travaux quelconques qu'il lui conviendrait de faire.

    L'administration pénitentiaire se réserve le droit de contrôler au point de vue de la sûreté de la Maison Centrale l'exécution de tous les travaux intéressant le terre-plein de la voie, tels que : aqueducs, égouts, conduites de gaz et autres travaux faits sur la voie.

    Les maisons bordant la voie devront, pour y avoir accès, être construites de façon que aucune vue ne puisse plonger dans l'intérieur de la Maison Centrale. A cet effet, le dessus du plancher du dernier étage habité sera deux mètres en contrebas du sommet du mur d'enceinte et les combles de ces maisons ne seront éclairés et aérés que du côté opposé à la voie formée par les terrains cédés à la ville. Aucune demande d'alignement ou d'autorisation de construire ne sera accordée par la ville qu'après l'engagement écrit, dûment signé par le propriétaire impétrant, de se conformer aux conditions de la servitude non altius aedificandi ci-dessus indiquée. Pour les maisons déjà construites le long du terrain, au nord de la Maison Centrale, objet de la présente cession, sans que les conditions ci-dessus prescrites aient été observées et dont l'administration a toléré l'existence, aucun changement, aggravant l'état actuel, ne pourra être autorisé par la ville, non plus qu'aucune construction nouvelle ou reconstruction en dehors des conditions ci-dessus visées.

    Terrain sur lequel passe l'égout collecteur de la Maison Centrale.

    L'Etat cède à la ville l'usage de ce terrain pour l'affecter à la circulation publique et en conserver la nue-propriété aux conditions [...] désignées plus haut.

    Terrain au sud de la Maison Centrale

    Art. I. L'Etat cède à la ville de Rennes, pour y établir un chemin joignant, à l'ouest, l'avenue de Beaumont ou de l'Alma prolongée et, à l'est, la route de Châtillon, l'usage du terrain qui lui appartient au sud de l'enclos de la maison Centrale et en dehors du mur d'enceinte, sous la réserve expresse et déduction faites d'une bande de 1 mètre 10 de largeur et de 270 mètres environ de longueur confinant immédiatement avec les propriétés particulières au sud de cette bande, dont l'Etat entend conserver la propriété libre et entière.

    La propriété entière de cette bande de terrain est réservée afin d'assurer par elle la constitution au profit de la Maison Centrale de la servitude non altius tollendi, qui doit affecter toutes les constructions et habitations qui voudront exercer le droit de vue ou d'accès sur le chemin à établir par la ville de Rennes sur le terrain présentement cédé.

    Art. 2 Le chemin à établir par la ville sera voie publique, classée et entretenue comme telle. Il ne pourra être élargi, il ne pourra être diminué dans sa superficie. Il ne pourra jamais être planté d'arbres, même en bordure, sans l'autorisation expresse et écrite de l'administration pénitentiaire. Il ne pourra y être installé, du côté du mur d'enceinte, ni lanterne à gaz, ni poteaux télégraphiques. Il ne pourra jamais y être laissé de ce côté, ni dépôt de pierres, ni stationnement de voitures, ni aucun objet pouvant faciliter plus ou moins l'escalade du mur.

    L'affichage de celui-ci est expressément interdit.

    Art. 3 Le long du mur d'enceinte, sur une bordure de 3 mètres, il ne sera jamais fait de travaux souterrains, d'excavations quelconques. L'administration pénitentiaire se réserve le droit de disposer en tout temps de cette bordure de 3 mètres pour veiller à l'entretien et à la sûreté du mur d'enceinte ou faciliter les travaux quels qu'ils soient.

    De plus, le niveau du terrain de cette bordure devra toujours être celui du terrain intérieur de la Maison Centrale, et si, pour le raccordement de la voie à construire avec l'avenue de l'Alma prolongée et avec la route de Châtillon, il est nécessaire de faire des déblais, la bordure de 3 mètres devra toujours conserver le niveau de terrain intérieur ; elle sera soutenue par un mur en pierres sèches ou en maçonnerie au choix de l'administration pénitentiaire, y compris le pourtour des tourelles, à l'est et à l'ouest, qui font partie intégrante du mur d'enceinte.

    L'établissement du chemin et son entretien, l'établissement de la bordure de 3 mètres contre le mur d'enceinte et son entretien, y compris la maçonnerie, seront à la charge de la ville de Rennes, sans recours contre l'Etat. [...]".

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Permis de construire ; 762 W 23. Rue Ginguené (1908-1929) .

  • A. C. Rennes. Permis de construire ; 762 W 24. Rue Ginguené (1929-1938) .

  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 300. Rue des Planches, rue Charles Müller, allée du Champ-de-la-Vigne, rue Ginguené prolongée.

  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 252. Voirie urbaine. Canton sud-est. Rue Ginguené (1883-1955) .

  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 207. Voirie urbaine. Canton sud-est. Rue de l'Alma (1807-1921) .

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le Vieux Rennes. Rennes : Plihon et Hommay, [1911].

    p. 225