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Ancien bourg Saint-Hélier, puis faubourg et actuellement quartier Saint-Hélier (Rennes)

Dossier IA35023323 inclus dans Ville de Rennes réalisé en 1999

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées moulin, couvent, séminaire, prison, lotissement, garderie d'enfants
Dénominations faubourg
Aire d'étude et canton Rennes ville - Rennes ville
Hydrographies Vilaine (la)
Adresse Commune : Rennes

Le faubourg Saint-Hélier se développe, après la construction de l'enceinte construite entre 1448 et 1476, à l'est de la porte Blanche ou porte de Villeblanche, le long de la route d'Angers. Jean-Pierre Leguay signale la démolition de 25 maisons, entre 1464 et 1476, au moment de la construction du boulevard de Villeblanche, puis de 68 maisons, en 1487, au moment du siège de la ville. Seul le moulin Saint-Hélier, établi sur la Vilaine où il est attesté dès le 11e siècle comme possession de l´abbaye Saint-Georges, apparaît sur la vue d´Argentré (1616) mais Paul Banéat mentionne le manoir de Bouzillé ou Bozillé, existant en 1455 à l´emplacement de l´actuel Théâtre national de Bretagne. Le plan Hévin (1685) et le plan Forestier (1726) donnent une représentation partielle du faubourg, ce dernier indiquant l'emplacement des baraques dont l'intendant a autorisé la construction pour reloger les sinistrés, après l'incendie de 1720. Le plan Caze de la Bove (1783) en donne une première représentation intégrale, figurant un bâti concentré au niveau du boulevard (rue de la Grippe et ruelle Faux-Pont), au sud de la maison de force, installée dans l'ancien séminaire en 1772, et le long de la route d'Angers, aux abords du couvent des Dames Budes, construit en 1758. Les archives communales (série O) indiquent que la voie, qui en forme l´épine dorsale, est repavée en 1810, puis rechargée entre 1856 et 1860. Elle fait l'objet d'un plan d'alignement, depuis la rue Jean-Marie-Duhamel jusqu'au couvent des Dames Budes, approuvé en 1829. Plusieurs tanneries sont installées dans le faubourg, la tannerie Leker (en activité en 1850) ou encore la tannerie Miniac-Péchot, reconstruite en 1883. Les plans de 1846 et de 1851 signalent également la présence d´une brasserie et d´une manufacture de toiles. Le plan de 1855 figure la voie ferrée dont le tracé va constituer la limite du faubourg, qui coïncide avec l´emplacement du bureau d´octroi, et couper le chemin de Châtillon, dont le déclassement est également le résultat de l´ouverture de l´avenue de la Gare (actuelle avenue Jean-Janvier). Une dérivation est aménagée pour enjamber la voie ferrée. L´ouverture du boulevard René-Laënnec va isoler l´extrémité est du faubourg. Un plan d'alignement est dressé en 1875 par l'architecte voyer Boullet. Une canalisation d'égout est construite en 1877, jusqu'au boulevard René-Laënnec. La voie est partiellement élargie en 1881 et 1882, sur sa rive nord. Plusieurs lotissements sont ouverts au nord, dans le dernier quart du 19e siècle, entre la rue Saint-Hélier et la rivière. Une école sera construite par la municipalité, à la fin du 19e siècle, à l´emplacement de l´ancienne brasserie. Une crèche sera également construite, sur les plans de l´architecte communal Emmanuel Le Ray. L'ouverture de l'avenue Louis-Barthou, prévue au plan d'extension de 1928, permettra d'établir une communication avec la place de la Gare. L'élargissement de la voie à 14 m et l'établissement de pans coupés de 5 m sont imposés par le plan d'extension de 1928. Après la Seconde Guerre mondiale, le premier plan directeur d'urbanisme impose son élargissement à 25 m, ramené à 20 m, en 1947 (annexe 1). Comptant au nombre des quartiers insalubres de la ville, le faubourg sera presque totalement détruit pour céder la place à des logements collectifs et équipé d'une crèche municipale.

Période(s) Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Boullet, architecte, attribution par source

Secteur urbain structuré par la rue Saint-Hélier, délimité au nord par la rivière de la Vilaine, au sud par l'avenue des Français-Libres, à l´est par la voie ferrée, enfin à l'ouest par la rue Jean-Marie-Duhamel.

Typologies type ramifié
États conservations vestiges

Données complémentaire architecture Rennes

HYPO type linéaire
SCLE1 16e siècle
IAUT sans objet
ICHR typicum
IESP typicum aire d'étude
ICONTX structurant
ITOPO site de périphérie
POS sans objet
SEL étudié
NATURE mixte
RESEAU réseau principal
MORPHO sans objet
IMPBA autre cas
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • Plan d´urbanisme. Fragment intéressant l´aménagement des parties sinistrées. Rapport de l´ingénieur, juin 1947, annoté par le maire (1 O 16).

    PLAN D´AMENAGEMENT

    Rue Saint-Hélier

    Au plan primitivement approuvé par le conseil municipal, la largeur actuelle de cette voie (10 à 11 mètres) avait été portée à

    - 25 mètres : de l´avenue Janvier au boulevard Laënnec

    - 20 mètres : de boulevard Laënnec à la croix Saint-Hélier

    Le plan actuel réduit ces largeurs à 20 et 17 mètres.

    Si la largeur de 25 mètres prévue pour la première section au plan initial pouvait faire craindre non seulement des difficultés financières de sa réalisation, mais aussi que cette voie perde son caractère commercial, il apparaît que la réduction à 17 mètres de la seconde section ne paraît pas devoir être aussi motivée. En effet, à part le goulet de 100 mètres de long situé entre l´église et la croix Saint-Hélier, cet élargissement qu´il soit limité à 17 mètres ou porté à 20 mètres ne touche pas un immeuble de plus. Cette largeur à 20 mètres devrait donc être maintenue jusqu´à la croix Saint-Hélier.

    La largeur de la rue Saint-Hélier, de l´avenue Janvier à la croix Saint-Hélier, y compris le pont du chemin de fer, serait donc de 20 mètres.

    Par ailleurs, les abords et l´accès de l´église Saint-Hélier sont très améliorés par la réalisation d´une perspective adroite et la création d´un petit espace vert. [...].

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 16. Voirie urbaine. Plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension de la ville, réalisation des travaux en application de la loi du 14 mars 1919 (1944-1949) .

  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 312. Rue Saint-Hélier (1850-1954) .

Documents figurés
  • [1720]. Plan des baraques de la Grippe, des Portes-Blanches et de Toussaints, du champ de foire et de Chicogné, dessin, 18e siècle (A. C. Rennes ; 3 Fi 23).

  • [1726]. Plan de Rennes, levé par Forestier, gravé par Robinet, 1726 (B. M. Rennes).

  • [1685 ca.]. Plan de la vieille ville ou cité, ville neuve et nouvelle ville de Rennes, capitale de la Bretagne, dit Plan de Hévin, gravure sur bois, vers 1685 (A. D. Ille-et-Vilaine ; 1 Fi Rennes 6).

  • [1861]. Plan de la ville de Rennes, avec indication des travaux exécutés depuis 1855, sous l'administration de M. A. de Léon, en voie d'exécution au 1er mai 1861 ou votés par le conseil municipal, lithographie, Oberthür éditeur (A. C. Rennes ; 1 Fi 76).

  • [1846]. Plan de la ville de Rennes en 1846, à joindre au rapport en date de ce jour, sur le projet d'assainissement du bas des murs, le 27 octobre 1851 (A. C. Rennes ; 1 Fi 71).

  • [1875]. Rue de la Guerche. Plan et profils, dessin, par Boullet, 1875 (A. C. Rennes ; 1 O 312).

Bibliographie
  • LEGUAY, Jean-Pierre. La ville de Rennes au 15e siècle à travers les comptes des Miseurs. Paris : Klincksieck, 1968.

    p. 232