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Abbaye de chanoines réguliers de Saint Augustin, actuellement église paroissiale Notre Dame, presbytère et mairie (Paimpont)

Dossier IA35018591 inclus dans Village de Paimpont réalisé en 1982

Fiche

I-HISTORIQUE

Contexte historique

- VIIe siècle : selon une tradition aujourd´hui contestée (cf. Documentation) Judicaël, roi de Bretagne, fonde près de son château de Plélan, un monastère dépendant de l´abbaye bénédictine de saint Méen de Gaël (cf. Dom Morice : Mémoires pour servir de preuves à l´histoire ecclésiastique et civile de Bretagne. t. I, p. 1032, t. II, p. CXXXIV.

- Milieu IXe siècle : naissance de la paroisse de Paimpont (cf. Dom Morice. Ibid).

- Fin XIIe siècle : litige et rupture entre le monastère de Paimpont et l´abbaye mère de saint Méen de Gaël. (cf. Ogée. Dictionnaire t. II, p. 258).

- 1211 : érection du monastère de Paimpont en abbaye indépendante de chanoines réguliers de saint Augustin (cf. Ogée, ibid.).

- Fin XIVe siècle : le prieuré de Brécé (canton de Châteaugiron) est réuni à la mense abbatiale de Paimpont (cf. Dom Morice, ibid.).

- Milieu XVe siècle : l´abbé Olivier Guiho reconstruit à Paimpont les édifices qui tombent en ruines (Dom Morice, ibid).

- A partir de François de Laval (1501) évêque de Dol et abbé de Paimpont, l´abbaye est mise en commende (Ogée. Dictionnaire Historique).

- 1649 : l´abbé Bernard de Suriac introduit à Paimpont la réforme génovéfaine (Dom Morice, op. cit.).

- 1791 : l´église devient strictement paroissiale, l´ancien bâtiment claustral sert de presbytère au dernier prieur de Paimpont devenu curé constitutionnel (A.D. Ille-et-Vilaine, série 1 Q).

- 1793 : reprises importantes dans les contreforts des croisillons (A.D. Ille-et-Vilaine, série 1 Q).

- Début du XIXe siècle : la mairie et l´école de Paimpont s´installent dans une partie de l´ancien bâtiment claustral (A.D. Ille-et-Vilaine, série 1 Q).

- 1834 : réparations au clocher menaçant ruine ainsi qu´à la chapelle du Rosaire (A.D. Ille-et-Vilaine, série O).

- 1846 : les soeurs de la Charité de saint Louis s´installent à Paimpont dans l´ancien manoir abbatial (A.D. Ille-et-Vilaine, série 7 FA. 211).

- 1907 : restauration des statues du portail occidental (A.D. Ille-et-Vilaine, série 7 FA. 211).

- 1974 : restauration de l´église abbatiale (fausse voûte de la nef, lambris de la nef et du choeur, maître-autel) ainsi que du bâtiment claustral.

Construction de l´oeuvre

Les archives concernant l´abbaye de Paimpont, dans l´état actuel de leur consultation, ne donnent aucune date précise pour les campagnes de construction. D´autre part les seules dates portées par l´édifice, 1372 et 1375, s´appliquent uniquement à l´arcade ménagée dans le mur sud de la nef (cf. inscription, annexe n° 1).

II-DESCRIPTION

1. Situation

L´abbaye se trouve aujourd´hui au centre du bourg même de Paimpont, sur le bord est de l´étang, à l´entrée de l´étranglement qui mène à la chaussée de l´étang et à l´ancien moulin.

2. Composition d´ensemble

L´entrée de l´abbaye (cadastre de 1957, parcelle n° 161) est au niveau de la chaussée de l´étang, sur la route de Saint-Méen-le-Grand. Une porte charretière accostée d´une ancienne porte piétonne occupe l´angle nord d´un grand logis rectangulaire : ce bâtiment très remanié est l´ancienne hôtellerie de l´abbaye.

L´ancien manoir abbatial (cadastre de 1957, parcelle 120 et 117) forme un quadrilatère de bâtiments devant la façade occidentale de l´église abbatiale.

L´ancien bâtiment claustral (cadastre de 1957, parcelle 122) prolonge le bras nord du transept de l´église jusqu´à l´étang.

3. Matériaux

L´édifice dans son ensemble est construit en blocage de grès armoricain et de schistes pourpres locaux, parfois utilisés en bandes alternées. Le granite taillé d´importation, n´est employé que dans le portail occidental de l´église, les portes et jambages de fenêtres.

4. Structures

a) Église :

Plan de croix latine, nef unique, transept et chevet plats. Nef couverte d´un lambris, choeur et transept voûtés sur croisées d´ogives. Nef à trois travées, transept et choeur à une seule travée.

b) Ancien bâtiment claustral :

C´est un grand logis de plan rectangulaire allongé accosté de deux pavillons. La moitié nord est construite au-dessus d´un niveau de caves qui rachète la pente du terrain. L´ensemble comporte deux étages carrés plus un étage de comble.

c) Ancien manoir abbatial :

C´est un grand logis de plan rectangulaire allongé, orienté est-ouest et prenant appui sur l´angle nord-ouest de l´église. Il comporte deux étages carrés et un étage de comble habitable.

5. Élévations

a) Église :

Au-dessus du portail occidental, le mur de façade est construit en petit appareil de grès soigneusement réglé.

Sur le mur sud, près de la deuxième fenêtre, une ancienne porte haute a été dégradée récemment ; elle se trouvait autrefois prise sous le toit en appentis du couloir ajouté au pied du mur au XVIIe siècle. Cette porte haute donnait-elle accès à l´ancien jubé séparant la nef de l´église en partie paroissiale et partie conventuelle ?

Au chevet, la grande fenêtre a été remontée : son entourage est en retrait du nu du mur.

Les deux baies est des bras de transept ont été fermées au XVIIe siècle pour installer les retables. Les baies du mur nord, plus petites que celles du sud et non redivisées, sont entamées à leur base par le toit en appentis du couloir établi en pendant à celui du sud au XVIIe siècle.

A l´intérieur de l´église les murs sont enduits les baies sont ébrasées, sans ressaut. Celles du mur sud de la nef, du transept et du choeur, ont un remplage sans chapiteaux. Seule la grande fenêtre du chevet

Comporte des chapiteaux. Les fenêtres du mur nord de la nef n´ont pas de remplage, mais un décrochement dans leur ébrasement au niveau de la naissance de l´arc.

On peut tenter un classement chronologique des remplages de fenêtres :

- 1er type (bras sud, mur ouest et choeur mur sur et nord) : l´espace au-dessus des deux formes reste plein, seulement percé d´un quatre-feuilles.

2ème type (fenêtre du chevet) : un quatre-feuilles au-dessus des formes accosté de deux écoinçons à jour.

3ème type (bras nord, mur est) : l´écoinçon entre les formes est percé d´un trèfle lui-même surmonté d´un oculus de réseau à six lobes accosté d´écoinçons à jour.

4ème type (mur sud de la nef) : au-dessus des formes un quatre-feuilles est posé en sautoir. Tous les écoinçons sont à jour.

5ème type (bras sud, mur est) : fenêtre à trois formes dont les arcs sont trilobés en lancettes, écoinçons à jour.

Enfin au croisillon sud du transept, la large rose à douze lobes serait la seule du diocèse de Rennes à présenter un caractère aussi ancien.

b) ancien bâtiment claustral :

Du côté du jardin (mur est) toutes les ouvertures du rez-de-chaussée portent traces d´anciennes grilles. On note également la présence de trous à fusil dans les pavillons.

Dans la cave du bâtiment, le massif de maçonnerie supportant la cheminée du grand salon comporte un arc de décharge et deux culots coudés en chapiteaux à crochets.

c) ancien manoir abbatial :

Ce bâtiment présente de nombreuses reprises. Vers la façade ouest de l´église un collage très net dans la maçonnerie indique peut-être l´angle du premier bâtiment orienté sud-nord et venant, du côté nord de l´église, fermer l´espace du cloître. La trace de ce collage se retrouve de l´autre côté du bâtiment, sur sa façade nord. Sur les murs sud et nord, un passage en arc voûté a été fermé.

6. Couvertures

a) Église :

Toit à deux versants. Nef à lambris de couvrement en berceau et entraits apparents au-dessus des départs d´une voûte d´ogive restée à l´état de projet et finalement réalisée en bois.

Le choeur et le bras sud sont voûtés d´ogives. Dans le bras nord un lambris a remplacé l´ancienne voûte effondrée au début du XIXe siècle.

b) Ancien bâtiment claustral :

Toiture à deux versants. Pavillons couverts de toits à croupes. Charpente à deux niveaux d´entraits et arbalétriers constitués de trois pièces interrompues par les entraits (voir croquis, pl. I).

c) Ancien manoir abbatial :

Toit brisé terminé en croupe du côté ouest. Charpente non vue.

7. Distributions

a) Église :

Une tribune a existé contre le mur ouest de la nef, à laquelle on accédait par l´étage du manoir abbatial ainsi que par le couloir nord (cf. plan restitué, pl. II).

Dans le mur sud et le mur nord de la nef, après un premier ensemble de lambris simples, deux niches crédences se font face et attestent la présence de deux anciens autels adossés à une clôture ou un jubé disparus.

b) Ancien bâtiment claustral :

Malgré les changements d´affectation (presbytère, mairie, école) la distribution ancienne subsiste dans son ensemble.

Au rez-de-chaussée le corps de bâtiment est desservi dans toute sa longueur par un couloir longeant le mur ouest. Il est divisé en deux par un couloir transversal autrefois ouvert sur les deux façades. Du côté de l´église se trouvent une grande salle, la sacristie et l´escalier d´accès aux cellules de l´étage. De l´autre côté une porte barre le grand couloir longitudinal qui ouvre sur un autre escalier, l´ancienne salle capitulaire, le grand salon, le réfectoire et la cuisine.

L´état du pavillon sud était réservé aux logements des hôtes. Le même long couloir qu´au rez-de-chaussée, aujourd´hui coupé, desservait les cellules des chanoines. Enfin dans le pavillon nord se trouvait l´appartement du prieur.

III-CONCLUSIONS

Dans l´absence d´une chronologie détaillée et de pièces d´archives très anciennes, la question de l´originalité stylistique de l´abbaye de Paimpont demeure en suspens. A la seule analyse toutefois, l´architecture révèle, comme le fait remarquer André Mussat dans « Arts et cultures de Bretagne. Un millénaire », sa filiation avec l´art normand contemporain. Les portes jumelées en arc trilobé, l´emploi de chapiteaux à culots coudés, la disparition du chapiteau dans les fenestrages, tout ceci se retrouve à Coutances et Dol vers 1220, mais aussi au choeur de la cathédrale de Saint-Malo, évêché dont relevait Paimpont. La disposition du portail occidental reproduit en réduction celle des cathédrales : l´absence d´ébrasements a seulement ici contraint de placer les anges orants dans les écoinçons du tympan (disposition adoptée pour la tribune des reliques de la Sainte-Chapelle de Paris). C´est aussi vers le milieu artistique de l´Île-de-France et de la Picardie, que renvoie la belle statue de Vierge à l´Enfant : Vierge du croisillon sud d´Amiens et Vierge de la façade nord de Notre-Dame de Paris. Ces statues de Paimpont étaient décapitées jusqu´au début du siècle. Pour la Vierge, la restauration fautive d´une tête droite et sans expression, a supprimé l´élégance du mouvement originel.

La façade aveugle, au-dessus du portail occidental présente un petit appareil régulier et soigné bien différent du reste de l´édifice et qui pourrait dater des XIIe ou XIIIe siècles. Par ailleurs les baies du XIIIe et XIVesiècle auraient été remontées à l´occasion d´une grande restauration attribuée par les textes à l´abbé Olivier Guiho, au cours du XVe siècle (c´est l´hypothèse de l´abbé Brune dans son cours d´archéologie de 1846).

Si les procès-verbaux de l´époque révolutionnaire mentionnent « la belle grille qui défend l´entrée du choeur », ils ne disent rien d´une clôture ou d´un jubé séparant la nef paroissiale du choeur conventuel. Peut-être cette clôture disparut-elle dès le XVIIIe siècle. La porte haute retrouvée lors des travaux récents conduisait-elle à la tribune de ce jubé ?

Une autre tribune, au-dessus de l´entrée ouest de l´église existait il y a encore une vingtaine d´années. Deux anciens accès la reliaient aux bâtiments abbatiaux : l´un au premier étage de l´ancien manoir abbatial est toujours visible, l´autre qui reliait le « cloître » nord à cette même tribune, a complètement disparu.

La destruction au XVIIe siècle de l´ancien cloître, dont des arcades subsistent sur le mur ouest du bras nord, et la transformation d´une église de plan simple en édifice à trois vaisseaux séparés semble correspondre à trois besoins :

- fonction conventuelle

- fonction paroissiale

- fonction de pèlerinage.

Pour les besoins des chanoines, le couloir nord pouvait servir de cloître ; celui du sud, on le sait par les textes (cf. Annexe n°3) servait, en cas de mauvais temps, d´abri aux paroissiens venus des écarts les plus éloignés. Enfin, pour le pèlerinage à Notre-Dame de Paimpont, la conjugaison des deux couloirs permettait sans doute la circulation des processions autour du choeur conventuel et son passage devant les retables du transept et le choeur liturgique.

Enfin, plusieurs indices pourraient faire rapprocher l´abbaye de Paimpont d´un établissement cistercien : l´endroit écarté, la présence d´établissements métallurgiques anciens, la tradition longtemps conservée d´une église à nef unique et chevet plat, sans tour de clocher. Toutefois aucun auteur ancien ne mentionne de réforme cistercienne à Paimpont. D´autre part M. André Dufief, auteur d´une thèse inédite sur les Cisterciens en Bretagne (Université de Haute-Bretagne, 1978) constate que les cisterciens ne reprirent généralement pas de fondations bénédictines en Bretagne et fait remarquer par ailleurs l´absence totale de « granges » sur le territoire de l´abbaye.

notice établie par Jean-Jacques Rioult en 1982. .

Destinations église paroissiale, presbytère, mairie
Parties constituantes non étudiées manoir, hôtellerie
Dénominations abbaye
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Plélan-le-Grand
Adresse Commune : Paimpont
Cadastre : 1957 H4 124

L´abbaye passe pour avoir été fondée au 7e siècle par Judicaël, roi de Bretagne, à proximité de son château de Plélan-le-Grand. L´église est une sobre construction du 13e siècle réalisée après l´installation à Paimpont des chanoines réguliers augustins. Plusieurs éléments architecturaux y signalent une influence normande, peut-être transmise par le chantier de la cathédrale de Saint-Malo, diocèse dont relevait l´abbaye : portes géminées, arcs trilobés, culots coudés et fenestrages sans chapiteaux. A l´intérieur, seuls le chœur et le transept sont voûtés ; dans la nef, le voûtement a été entrepris puis remplacé par un lambris au 15e siècle sous l´abbé Guiho (1407-1452). La voûte du transept nord est également refaite en bois en 1809. Des réparations au clocher et à la chapelle du Rosaire sont également signalés en 1834. Les bâtiments conventuels sont quant à eux du 17e siècle.

Période(s) Principale : 13e siècle
Principale : 17e siècle
Secondaire : 1ère moitié 15e siècle
Secondaire : 1ère moitié 19e siècle
Dates 1809, porte la date

Plan en croix latine à un vaisseau ; voûte d'ogives, lambris de couvrement ; toit à longs pans, noue, appentis, pignon découvert ; clocher médian, chevet plat ; portail remarquable.

Murs grès
moellon
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau
Couvrements lambris de couvrement
voûte d'ogives
Typologies clocher à la croisée du transept, chevet plat

Données complémentaires architecture IP35

HYPOI sans objet
HYPOE sans objet
MURS1 grès ; moellon
SCLE1 13e siècle ; 17e siècle
IAUT sans objet
ICHR typicum
IESP typicum
ICONTX intégré
SEL étudié

A signaler. Environnement également remarquable.

Statut de la propriété propriété de la commune
Protections classé MH, 1966/10/07

Annexes

  • Voir aussi enquête thématique régionale (Eglises et chapelles d'Ille-et-Vilaine) - 1992-1994 (Véronique Orain ; Isabelle Barbedor : .

  • ANNEXE n°1

    Église abbatiale, l´arcade sous la deuxième fenêtre du mur sud de la nef, inscription :

    HIC. EST. ORATORIV. VBI : IOHS/ MAGNEI. DNS : DE. IRIDARIA. IOHA/

    DE BELOVSAC : DNA : DE. RIPARIA/ EIVS. VXOR. DOTATAVERVNT. VNA/

    CAPELLANIA. DE VNA : MISSA : / QVALIBET. DIE : ANNO : D : M : CCC : /

    LXXII : ET. FECERVT. HOC : HOP / FIERI. ANNO : DMI : M : CCC.VXXV/.

    Lecture :

    Hic est oratorium ubi Johannes Magnei, dominus de Iridaria, Johanna

    de Belousac, domina de Riparia, ejus uxor, dotataverunt, una capellania de una

    missa, qualibet die ; anno domini M CCC LXXII et fecerunt hoc Hopus (pour opus ?)

    fieri, anno domini M CCC VXXV.

    Traduction :

    Ceci est l´oratoire ou Jean Magne (?), seigneur de Irodoire (?) et Jehanne de

    Belosac, dame de la Rivière, son épouse, ont doté une chapellenie d´une messe

    au jour que l´on voudrait, l´an du Seigneur 1372 et firent faire ce travail, l´an du

    Seigneur 1375.

    Cette inscription, cachée sous l´enduit n´était pas connue de Paul Banéat ;

    elle nous permet de dater l´arcade sous la deuxième fenêtre du mur sud de la nef.

    Cf. figure n° 82.35.573 V.

    ANNEXE n° 2 (Archives Départementales d´Ille-et-Vilaine, série 1 Q)

    Extrait du Procès-verbal de la descente et visite de la Municipalité de Paimpont dans la ci-devant abbaye de Paimpont, 28 avril 1790.

    « ..dans le salon de la maison canoniale, un grand tableau de Louis Quatorze formant imposte au-dessus de la cheminée..

    ..La première cour au couchant de l´édifice contient 29 toises 4 pieds de long sur 27 toises 3 pieds de large. Close de murs et terminée par un cours de bâtiments levant et midi et comprennent le bâtiment dit autrefois de la Procure et à présent notre hôtel de la Municipalité et sur la même ligne plusieurs écuries et greniers au-dessus, ornées et défendues par deux portes en fer qui symétrisent gracieusement et font un bon effet..

    ..La cour dite en Basse Cour contient..

    25 toises de long du nord au midi sur 16 toises de large, au midi est l´église, dans la partie nord sont les bâtiments pour les domestiques, les granges et remises des pressoirs, le tout surmonté de greniers au-dessus pour les grains, pailles et fourrages ; elle est terminée au couchant par des édifices dont partie est occupée pour le logement des bonnes soeurs qui ont soin du linge de la maison et aussi par plusieurs logements de domestiques..».

    ANNEXE n° 3 (Archives Départementales d´Ille-et-Vilaine, série 1 Q)

    « Devis des réparations manquantes à l´église de Paimpont, par Daniel Chevalier, architecte rapporteur à Plélan, le 6 juillet 1793.

    ..Dans l´équille du pignon sud on pratiquera au lieu et place de l´ancien oeil de boeuf qui donne peu de clarté, une ouverture de même dimension que celles déjà pratiquées dans la dite église..

    ..L´escalier qui conduit à la tribune se trouve placé dans le cloître au nord, le cloître est dans le plus mauvais état possible, les voûtes en sont tombantes, il en coûterait considérablement pour le réparer, d´ailleurs il n´est d´aucune utilité, il est donc bien plus économique de placer l´escalier qui monte à la tribune dans le cloître au midi qui est l´entrée ordinaire et que nous serons obligés de réparer comme il sera dit ci-après, pour cet effet il sera pratiqué une ouverture dans le mur collatéral et près le pignon de trois pieds de largeur et six de hauteur pour servir de passage..

    ..La porte qui conduit de la tribune dans le cloître au nord sera maçonnée en pierre et mortier de terre seulement dans toute l´épaisseur du mur.. ».

    Ce devis mentionne la chaire et les confessionnaux d´attache puis « ..la grande grille de fer qui défend l´entrée du choeur. Toutes les parties en fer seront peintes en noir de deux couches à l´huile, les fleurs, fleurons, feuilles d´acanthes et de palmes, ci-devant dorées, seront seulement passées à l´ocre..».

    « ..La pluie qui s´est introduite dans le cloître au midi a considérablement endommagé la voûte en bois et en plein-cintre ; si cette église eût été placée dans un bourg, on eût pu sans inconvénient démolir ce cloître qui y deviendrait inutile, mais située à plus de demie-lieue d´habitations et la paroisse ayant une très grande étendue, plusieurs de ses habitants y apportent leur dîné, et le mangent, surtout en hiver, sous le cloître où ils sont à l´abri des injures de l´air..».

    ANNEXE n° 4

    Procès-verbal du 27 Messidor Au VI de la République (1798).

    « ..Il existe dans la maison du ci-devant presbytère et dans l´église de la commune de Paimpont, trois grandes portes de fer de la valeur à peu près de 300 frs..»

    Abbé Guillotin : le registre de Concoret, mémoires d´un prêtre réfractaire pendant la terreur. Saint-Brieuc, 1853.

    « ..En septembre (1798), un maréchal de Rennes a acheté et enlevé les belles balustrades de fer du choeur de l´église de Paimpont et la porte de fer du jardin de l´abbaye du dit lieu. On tient qu´elles avaient été faites et placées par Benoît Viallet, maître-serrurier demeurant au Canez, en 1674 ».

    ANNEXE n°5 (Archives Départementales d´Ille-et-Vilaine, série 7 Fa 211.

    (Fonds des Bouillons, commune de Paimpont).

    « ..M. Fourmont, recteur de la paroisse, y appela les soeurs de la Charité de Saint Louis pour instruire les petites filles ; elles arrivèrent à Paimpont le 1er mai 1846.. et s´établirent dans une partie de l´ancienne abbaye des Génovéfains d´un de leurs appartements, les soeurs pénétraient dans la tribune de l´église paroissiale ».

    ANNEXE n° 6

    Abbé Brune. Résumé du cours d´archéologie professé au séminaire de Rennes. Rennes, Vatar et Jausions, 1846 :

    « ..L´église offre divers caractères du XIIIe siècle mais plus ou moins altérés par des reprises postérieures, ainsi plusieurs fenêtres à lancettes géminées surmontées d´une rosace assez simple, paraissent avoir été replacées dans des murs reconstruits à une époque plus rapprochée. Celle du chevet surtout semble bien avoir été remaniée ; elle se raccorde péniblement avec les pierres d´appareil qui l´encadrent.. il est probable que l´abbé Olivier Guiho qui reconstruisit au XVe siècle les bâtiments de l´abbaye, eut aussi à s´occuper de l´église..».

  • 20003517153NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20003517149NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Série C. 1241 : correspondance entre l´intendant, le comte de Saint Florentin et M. de la Houssaye relative à une enquête par laquelle les religieux de l´abbaye de Paimpont demandent l´autorisation de faire démolir quelques bâtime.

  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Série C. 1252 : Economats du Clergé de France. Une contrainte décernée par le directeur des économats de l´évêché de Saint-Malo contre les chanoines réguliers de l´abbaye de Paimpont pour le paiement de 12 500 livres par eux dues .

  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Série C. 2219 : requêtes ou décharge de droits d´amortissement, nouvel acquêt et de centième denier, présentées à l´Intendance par les religieux de Paimpont.

  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Série F. 1F 454 : liste des prieurés de Paimpont (Fonds La Borderie).

  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Sous-série 1F 1957 : registre des délibérations capitulaires de l´abbaye de Paimpont (13 mars-26 août 1771)..

  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Sous-série 7 F a 211 : notices, plans, dessins, coupures de livres, journaux sur Paimpont. (Fonds des Bouillons).

  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Série V. 1. V 244 : curés et vicaires. Nominations. Entrées en fonction, certificats de résidence, avis de décès (1843-1851).

  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Série F. 1 F. 201 : notes historiques et archéologiques sur les paroisses. Paimpont, église, trésor (Fonds de la Bigne Villeneuve)..

  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Série O : (bâtiments communaux) peu de choses ; 3 0 : 1834 : travaux de réfection dans l´église..

  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Série Q : (biens nationaux) : 1 Q 388. Procès verbal d'estimation des terres et dépendances de l'abbaye de Paimpont.

  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Série V. 1 V. 727 : appointements sur les frais communaux des vicaires. Assiette et recouvrement. Délibération des conseils municipaux. Correspondance (1806-1829).

  • A. D. d'Ille-et-Vilaine. Série 1 V. 1293 : comptes de gestion de la fabrique de Paimpont (1894-1895 et 1900-1906).

  • A.D. Ille-et-Vilaine. Série Q : 1 Q 850. Inventaire, récollement et procès verbal de vente des biens meubles et effets mobiliers de l'abbaye Notre-Dame de Paimpont.

Documents figurés
  • 10- Paimpont (I.-et-V.) Ancienne Abbaye, carte postale, J. Sorel, éditeur, Rennes, [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi)..

  • La Bretagne en couleur 5.9750 - PAIMPONT (Ille-et-Vilaine), vue générale de l'Abbaye, carte postale, édition d'art Jos Le Doaré, Châteaulin, [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi).

  • 2 - PAIMPONT - L'Abbaye, carte postale, coll. Madame Névot, L. Bahon-Rault, édit., Rennes, [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi).

  • Ille-et-Vilaine PAIMPONT. L'Abbaye, carte postale, 1-276. Bailly, photog. Vve Chamarre, édit. Ploermel (Morb.), [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi).

  • 260- Paimpont (I.&-V.) L'abbaye et l'Etang, côté sud-ouest, carte postale, A. Lamiré éditeur, Rennes, [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi).

  • 3440- PAIMPONT. Le Portail de l'Eglise, carte postale, Laurent-Nel, Rennes, [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi).

  • EN AVION AU DESSUS DE ... 5 -PAIMPONT (I.-et-V.) Abbaye et rue principale, carte postale, édition Sofer, Rennes, [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi).

  • 313 Paimpont (I.-et-V.). Abbaye, côté de l'étang, carte postale, E. Mary-Rousselière édit, Rennes, [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi).

  • 314 Paimpont (I.-et-V.). L'Eglise (ancien Abbaye) , carte postale, A. Lamiré, Rennes, [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi).

  • PAIMPONT (I.-et-V.) Intérieur de l'Eglise, carte postale, 59 collection Le Marchand, Médréac, [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi).

    p.
  • Feuille cadastrale de la section H4 dite du Bourg, par Lebreton géomètre, [1823], échelle 1/2500e (A. D. d'Ille-et-Vilaine : 3 P 5438).

  • Plan général de la forest de Bressilien située dans la paroisse de Paimpont, carte de 1727. (Mairie de Paimpont).

  • Plans schématiques manuscrits de l´abbaye de Paimpont au début du XXe siècle, dessins des statues. [A.D. Ille-et-Vilaine. Sous-série 7 Fa. 211. (Fonds des Bouillons) ].

  • Vue intérieure de l´église de Paimpont, carte postale « Gaby », vers 1950 (A.D. Ille-et-Vilaine).

  • Vue du choeur de l´église avec le baldaquin., carte postale « Artaud » vers 1970 (A.D. Ille-et-Vilaine).

  • EVELLIN, Emile. Procès-verbaux . In : Bull. Mém. De la Soc. Archéol. d´Ille-et-Vilaine .

    t. 69, 1950-1952.
  • Carte de la France, feuille 129, Rennes, plan réalisé sous la direction de César-François Cassini de Thury, levé vers 1783 à l'échelle de 1 ligne pour 100 toises [environ 1/86 400].

Bibliographie
  • GUILLOTIN DE CORSON. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray Libraire-éditeur. Paris : René Hatton Libraire-éditeur, 1882-1886, 6 vol.

    t. 2, p. 676-695, t. 5, p. 396
  • GERUY, Louis. Paimpont. Le pélerinage, l'église, l'abbaye, les chapelles, la forêt et ses légendes.. Paris, Nanterre, Vannes, 1907, in 8°, 73p. (extrait de la Revue de Bretagne).

  • INVENTAIRE GÉNÉRAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE. Région Bretagne. Ille-et-Vilaine. Eglises et Chapelles, par ORAIN Véronique, avec la collaboration de BARBEDOR Isabelle, DUFIEF-MOIREZ Denise, RIOULT Jean-Jacques. Rennes : Association pour l' Inventaire Bretagne, 1996, (Indicateurs du patrimoine).

  • BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine... Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, 4 vol.

    t. 3, p. 28-32
  • GUILLOTIN DE CORSON, Abbé.Le registre de Concoret. Mémoires d´un prêtre réfractaire pendant la terreur. Saint-Brieuc, L. Prud´homme, 1853 [Vente des grilles du choeur de l´abbaye].

    p. 42, 43 , 45.
  • MORICE, Dom Pierre-Hyacinthe. Mémoires pour servir de preuves à l´histoire ecclésiastique et civile de Bretagne mis en ordre par Dom Hyacinthe Morice . Paris, C. Osmont, 1742-1746.

    t. 1, p. 1032 ; t. 2, p. CXXXIV
  • COTTINEAU, L.H. Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés. Mâcon, Protat frères, 1935-1938.

    vol. 2, p. 2172.
  • ENLART, Camille. Manuel d´archéologie française depuis les temps mérovingiens jusqu´à la Renaissance. Tome III, Le costume. Paris, A. Picard, 1927.

  • LECESTRE, Léon. Abbayes, prieurés et couvents d´hommes en France. Paris, Picard et fils, 1902.

    p. 38
  • MUSSAT, André. Arts et cultures de Bretagne. Un millénaire . Paris, Berger-Levrault, 1979.

    p. 62, 87, 114, 119.
  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Rennes, Deniel, 1853.

    t. 2, p. 257-259.
  • REAU, Louis. Iconographie de l´art chrétien. Paris, Presses Universitaires Françaises, 1958.

  • VIOLLET-LE-DUC, Eugène. Dictionnaire raisonné du mobilier français. Paris, Vve A. Morel et Cie, 1873.

  • BRUNE, Abbé. Résumé du cours d´archéologie professé au séminaire de Rennes . Rennes, Vatar et Jausions, 1846.

    p. 321-326.
  • LE BARS, François. La vente des biens nationaux dans le district de Montfort . Maîtrise d´Histoire, Université de Haute Bretagne, 1976.

  • Mémoire pour le général de la paroisse de Mauron, suite et diligence des trésoriers en charge, aux fins de requête du 15 novembre 1783. Rennes, Vve François Vatar, 1790.

  • ROYER, Eugène. En pleine forêt de Brocéliande, l´abbaye de Notre-Dame de Paimpont. La Seyne-sur-Mer : Ed. France-Publicité, 1969.

  • FROTIER DE LA MESSELIÈRE, Henri. Le Guide de l'Ille-et-Vilaine. nlle éd. [1907]. Plouagat : s.e., 1994.

    p. 131
  • GUIGON, Philippe. Les églises du Haut Moyen Age en Bretagne. Saint-Malo : Centre d´Archéologie d´Alet, 1997.

    t. 1, p. 72, 155, 179
Périodiques
  • BUFFET, Henry François. Dans la forêt de Brocéliande, l'abbaye Notre-Dame de Paimpont. Saint-Christophe Magazine, 1971.

    n°1, p. 15-18
  • GERUY, Louis. Un grand pélerinage et un charmant pays. In : La Revue de Bretagne, 1907, in 8°, 32 p..

  • EVELLIN, Emile. Procès-verbaux . In : Bull. Mém. de la Soc. Archéol. d´Ille-et-Vilaine . (Description du bras reliquaire).

    t. 69, 1950-1952, p. VI.
  • LA BIGNE-VILLENEUVE, P. de. Classe d´archéologie, 7ème séance. In : Bull. Archéol. Ass. Bretonne (le bras reliquaire et ses inscriptions).

    vol. 4, 1852, p. 75.
  • LA BORDERIE, M.A. de. Choix de documents inédits sur le règne de la duchesse Anne de Bretagne 1488-1490, 2ème série. In : Bull. et Mém. de la Soc. Archéol. d´Ille-et-Vilaine .

    t. 6, 1868, p. 272.
  • MOLLAT, G. Etudes et documents sur l´histoire de Bretagne XIIIe-XVIe siècles). In : Annales de Bretagne. (Difficultés financières de l´abbaye de Paimpont ; lettre de l´abbé de Paimpont à Benoît XIII, le 18 octobre 1397).

    t. 26, 1910-1911, p. 159-201
  • LESQUEN, G. de. Mesures fiscales exercées en Bretagne par les papes d´Avignon. In : Annales de Bretagne.

    t. 19, 1903-1904
  • LECLAIRE, Abbé. Saint Judicaël au pays de Gaël. In : Ass. Bretonne 16-19. 58ème congrès, t. XXXVI, 1924, p. 16-19. (Tentative de remise en question de la fondation de l´abbaye par saint Judicaël. Problèmes des reliques de saint Judicaël).

  • POCQUET DU HAUT JUSSE, B.A. Excursion de la Société archéologique à Paimpont, Comper, Trecesson et Beignon. . In : Bull. et Mém. de la Soc. Archéol. de l´Ille-et-Vilaine .

    t. 53, 1926, p. 29-36
  • POCQUET DU HAUT JUSSE, B.A. La réforme génovéfaine en Bretagne au XVIIe siècle. Notre-Dame de Paimpont . In : Bull. et Mém. de la Soc. Archéol. de l´Ille-et-Vilaine .

    t. 71, 1956-1957, p. 35-55

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